K. 304. Eastern doorjamb of southern tower of Prasat Bakong, 803 Śaka

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Edition

śrī siddhi svasti jaya niṣkalāyasvabhāvena_ svecchayā dhr̥tamūrttaye_ śivāya parameśāya_ namo ’stu paramātmane

⟨2⟩ yenaikenāpy anekeṣu_ tiṣṭhatāyugapat pr̥tha_k ātmāpikriyate nityaṁ_ tasmai śūlabhr̥tenamaḥ

⟨3⟩ rājñī rājaparamparoditavatī śrīrudravarmmātmajā_ rājaśrīnr̥patīndravarmmatanayājātā satī yābhavat

⟨4⟩ patnī śrīpr̥thivīndravarmmanr̥pateḥ kṣatrānvayāptodgate_s tasyā bhūmipatis suto nr̥panato yaś śrīndravarmmāhvayaḥ

⟨5⟩ preṅkhatkhadganipīdanapratibhayo dīrghas suvr̥tto raṇe_ sarvvāśāvanināthavādhanakaro jayyaś ca vāmetaraḥ

⟨6⟩ vāhur yyasya tathāpi supraśamanan netuṁ sadāśakyata_ dvābhyām eva parāṅmukhena śaraṇaṁ prāptenajīvārthinā

⟨7⟩ navarandhrādrirājyastha_ś śrīndravarmmeti yaḥ prajāḥ_ hlādayām āsa tāsāñ ca_ samr̥ddhim vidadhe tadā

⟨8⟩ yenābhiṣikto vidhinā mahendra_s svayambhuvāropitadevarājyaḥ

⟨9⟩ tenābhiṣekaṁ guṇavān anekaṁ_ yaś śrīndravarmmāpad avāryyavīryyaḥ

⟨10⟩ prathamaṁ labdharājyo yaḥ pratijñāṁ kr̥tavān iti Itaḥ pañcadinād ūrdhvaṁ prārapsye khananādikam

⟨11⟩ vyadhād dhāteva nirvviṇṇa_s sr̥ṣṭau vahumahībhujām_ śrīndravarmmeti yaṁ bhūpa_m ekan trailokyatr̥ptaye

Translation by Barth and Bergaigne 1885–1893

⟨1⟩ Fortune! Succès! Bonheur! Victoire!

1.

Honneur soit à Śiva, le souverain seigneur, l’âme suprême, qui, étant de sa nature sans parties, prend toutes les formes qu’il veut.

2.

Honneur au dieu qui porte le javelot, qui, bien qu’il soit unique, ne cesse de se diviser en quelque sorte lui-même, en séjournant à la fois dans des êtres multiples!

3.

L reine née d’une famille où se sont succédé les rois, qui, étant fille de Śrī Rudravarman et fille de la fille du roi Śrī Nr̥patīndravarman, devint l’épouse du roi Śrī Pr̥thivīndravarman, né d’une famille de kṣatriyas, eut pour fils le roi, vénéré par les rois, nommé Śrī Indravarman.

4.

Le bras droit de ce prince, long et rond, terrible dans le combat quand il faisait tomber sur ses ennemis son glaive vibrant, accablant les rois de tous les points cardinaux, et invincible, a pu cependant être apaisé toujoours, mais par deux ennemis seulement : celui qui avait le dos tourné, et celui qui, désireux de vivre, se mettait sous sa protection.

5.

Śrī Indravarman, devenu roi en l’année désignée par neuf; les ouvertures et les montagnes, a dès lors rendu ses sujets heureux, et a assuré leur prospérité.

6.

Le créateur Svayambhū, en sacrant Mahendra, l’avait fait roi des dieux : ce n’est pas une seule consécration qu’a reçue de lui Śrī Indravarman, ce prince doué de tous les mérites, dont l’héroism est irrésistible.

7.

Dès qu’il eut reçu le pouvoir royal, il fit cette promesse : "Dans cinq jours, à partir d’aujourd’hui, je commencerai à creuser," etc.

8.

Il semble que le Créateur, ennuyé de créer tant de rois, ait fait ce roi, nommé Śrī Indravarman, pour qu’il suffice seul aux trois mondes.

Commentary

This inscription is identical with the first eight stanzas of the inscription on the lintel of the northern tower of Prasat Preah Ko K. 317.

Bibliography

First edited by Auguste Barth et Abel Bergaigne (1885–1893, pp. 305–307, 310–312) with a French translation. Re-edited here by Kunthea Chhom based on BNF estampage 62.

Primary

[AB] Barth, Auguste and Abel Bergaigne. 1885–1893. Inscriptions sanscrites de Campā et du Cambodge. Vol. 27. Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques. Paris: Imprimerie Nationale. [URL] [URL]. Pages 305–307, 310–312.