Doorjamb of Prasat Pram Loveng (K. 8), 6th-7th century Śaka

Version: (d8a79da), last modified (e71eaed).

Edition

⟨1⟩ kñuṁ vraḥ kamratāṅ· Añ· śrī Āmrātakeśvara __ puṇya poñ· kr̥ṣṇadatta

⟨2⟩ va Avai citta I va tkep· I _ va kro vṅā I _ va raṅgadatta I _ va Adit· I _ va maleṅ· I va kā-

⟨3⟩ c· taṁneṅ· I _ va vrau I _ va saṁtoḥ I _ va kansoṁ I _ va gramada I _ va stoy· I _ va devacandra I

⟨4⟩ va vñau I _ va vuka I _ va kcan¡a! I _ va kantāṅa I _ va Asthita I _ va raṁpañ· I _ va kcan¡a! sin¡a! I

⟨5⟩ va saṁUy¡a! I _ va śatavāra I _ va kandeṅ· I _ va tā syoṅ· I _ va caṁdak¡a! vraḥ I

⟨6⟩ va kantek· I _ va pdai I _ va saṁUy¡a! sin¡a! I va Androka I _ va s¡u!hamūla I

⟨7⟩ va vrau sin· I _ va mar· ta toc· I _ ku vrauhv· I _ ku Āsta vraḥ I ku Añje ple sra-

⟨8⟩ lañ· I _ ku mā_n ra Añ· I _ ku kcan· I _ ku sāminī I _ ku A_laṅ· I _ ku qme tveṅ· I

⟨9⟩ kon ku pau tai I ku sri I _ ku kandin· I ku pkā jhe I ku sundari I _ ku kñuṁ vraḥ I ku noc· vraḥ I

⟨10⟩ ku sal· _ klaṅ· poṅ· daiva I _ ku me kaṁpār· I _ ku Asarū I

Apparatus

⟨2⟩ Avai cittaAdhaicītta GC.

⟨9⟩ sundarisundarī GC.

Translation

⟨1⟩ Servants of My Lord Śrī Āmrātakeśvara, the pious offering of Poñ Kr̥ṣṇadatta:

⟨2–7⟩ Va Avai Citta, Va Tkep, Va Kro Vṅā, Va Raṅgadatta, Va Adit, Va Maleṅ, Va Kāc Taṁneṅ, Va Vrau, Va Saṁtoḥ, Va Kansoṁ, Va Gramada, Va Stoy, Va devacandra, Va Vñau, Va Vuka, Va Kcan, Va Kantāṅa, Va Asthita, Va Raṁpañ, Va Kcan, Va SaṁUy, Va Śatavāra, Va Kandeṅ, Va Tā Syoṅ, Va Caṁdak Vraḥ, Va Kantek, Va Pdai, Va SaṁUy, Va Androka, Va Sahamūla, Va Vrau, Va Mar Ta Toc;

⟨7–10⟩ Ku Vrauhv, Ku Āsta Vraḥ, Ku Añje Ple Sralañ, Ku Mān Ra Añ, Ku Kcan, Ku Sāminī, Ku Alaṅ, Ku Ame Tveṅ, her child, a baby girl, Ku Sri, Ku Kandin, Ku Pkā Jhe, Ku Sundarī, Ku Kñuṁ Vraḥ, Ku Noc Vraḥ, Ku Sal Klaṅ Poṅ Daiva, Ku Me Kaṁpār, Ku Asarū.

Commentary

Names with suffix -datta are mostly attested in the inscriptions of the Mekong Delta region. For a list of such names, see Michael Vickery (1998, p. 201).

Regarding the term kro vṅā in line 2, Philip Jenner (2009, p. 80) analyses krov ṅā; mention evidence of equivalence -o(v) : -au(v) in syllable-final position.

Bibliography

Edited by George Cœdès (1937–1966, vol. 2, p. 79) without translation; re-edited here by Dominique Soutif, Kunthea Chhom & Arlo Griffiths from the estampage EFEOs 259 and n. 13, and from the photograph CIK_K0008_4.

Primary

[GC] Cœdès, George. 1937–1966. Inscriptions du Cambodge I-VIII. Collection de textes et documents sur l’Indochine 3. Hanoi; Paris: Imprimerie d’Extrême-Orient. Volume 2, page 79.

Secondary

Aymonier, Etienne. 1900. Le Cambodge : Le royaume actuel. Paris: Ernest Leroux. [URL]. Page 140.1

No name. 1902. Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, tome II, 1902. No place. [URL]. Page 224.2

Lunet de Lajonquière, Étienne Edmond. 1911. Inventaire descriptif des monuments du Cambodge, tome troisième. Vol. 3. Publications de l’Ecole française d’Extrême-Orient. Paris: Ernest Leroux. [URL]. Page 478.3

Parmentier, Henri. 1912. “Catalogue du Musée khmèr de Phnom Péñ.” BEFEO 12 (3), pp. 1–60. DOI: 10.3406/befeo.1912.2715. [URL]. Page 6.4

Finot, Louis and George Cœdès. 1926–1937. Inscriptions du Cambodge. 5 vols. Paris: Geuthner. Volume 2, item XLI.

Parmentier, Henri. 1927. L’art khmèr primitif. Publications de l’Ecole française d’Extrême-Orient 21–22. Paris: École française d’Extrême-Orient. Pages 96–97.5

Parmentier, Henri. 1935. “Complément à L’Art khmèr primitif.” BEFEO 35 (1), pp. 1–115. DOI: 10.3406/befeo.1935.3939. [URL]. Page 5.6

[GC] Cœdès, George. 1937–1966. Collection de textes et documents sur l’Indochine 3. Hanoi; Paris: Imprimerie d’Extrême-Orient. Volume 1, page 8, note 1.7

Malleret, Louis. 1963. L’archéologie du delta du Mékong, tome quatrième : Le cisbassac. Publications de l’École française d’Extrême-Orient 43. Paris: École française d’Extrême-Orient. [URL]. Page 76.8

Notes

  1. 1. La quatrième stèle fut apporté, avons-nous dit plus haut, à Saigon où elle resta longtemps au Palais du gouverneur. Elle contient une inscription de dix lignes gravées sur une seule face bien préparée et qui aurait pu en contenir quarante. Sauf quelques lettres perdues, le document est très net; son écriture ferme, régulière, est aussi du VIIe siècle. Il nomme les esclaves, trente et un hommes et dix-sept femmes (donnés) en oeuvre pie par un seigneur, le Poñ Kr̥ṣṇadatta au dieu Śrī Amrātakeśvara.

  2. 2. L’inscription (I, 33) est une stèle provenant de Thap-Muoi (Cochinchine) et qui a été conservée successivement au Palais du Gouverneur, puis à l’ancien Musée de Saigon, d’où elle était retournée au Palais du Gouverneur (Aymonier, Cambodge, I, 140).

  3. 3. 10 lignes en langue vulgaire sur une pierre coupée de telle sorte qu’on ne peut affirmer que le texte soit complet. (Primitivement déposée à Sadec, non retrouvée.)

  4. 4. Thap Muoi (Phong-nam, Sadec, Cochinchine). Conservée antérieure dans le Jardin du Gouvernement Général à Saigon. 10 linges. Cette pierre porte une inscription khmère relatant un don d’esclaves au dieu Śrī Amrātakeśvara (forme de Śiva).

  5. 5. G. Coedès (Cœdès 1937–1966, vol. 8, p. 77) mention only the page 96 but we find that the reference to K.8 continues to page 97. Cette pièce bizarre (fig. 35) qui a été désignée au début, sans doute parce que l’estampage seul avait été connu de M. Aymonier, sous le nom de "stèle plate coupée en forme de mire" et qualifiée par M. de Lajonquière de "stèle à tenon inférieur", est pour M. Coedès un liṅga.

  6. 6. Aymonier (C., I, 139) mentionne en ce point l’existence de quatre inscriptions (Coedès 5-8) dont une est à Saigon (Coedès 5), une seconde à Phnom Penh (Coedès 8) et les deux autres perdues.

  7. 7. Ce vocable (Āmrātakeśa), qui revient à plusieurs reprises dans l’épigraphie préangkorienne, a dû être porté par plusieurs sanctuaires. On le rencontre entre autres à Prasat Pram Loveṅ, K. 8; à Sophas, K. 115 (ibid., p. 343), et à Tuol Kok Praḥ, K. 493.

  8. 8. La quatrième inscription (K. 8) fut apportée à Saigon où elle resta pendant longtemps au Palais du Gouverneur. Elle passa à l’ancien Musée de Saigon, retourna dans le Parc du Gouvernement Général, entra en 1902 au Musée de l’Ecole à Saigon et fut acheminée enfin sur le Musée de Phnom Penh, où elle est restée. C’est un piédroit inscrit en grès schisteux noiâtre, portant un texte khmer de 10 lignes du VIe siècle Śaka (VIIe siècle A.D.) qui fait mention d’un don d’esclaves au dieu Śrī Amratakeśvara (forme de Śiva).